Google Consent Mode v2 : pourquoi vos audiences de remarketing sont vides (et comment réparer)

Publié par Thomas dans la catégorie Conformité le 26.11.2025 Dernière modification : 29.09.2026 à 09h39


Table des matières

Vos listes de remarketing stagnent et des conversions disparaissent des rapports ? Vérifiez d'abord la technique : sans Google Consent Mode v2 bien branché, Google n'exploite plus pleinement les données de vos visiteurs européens et, depuis le 31 juillet 2024, suisses.

En bref

  • Le Consent Mode v2 transmet le choix du visiteur aux balises Google, notamment via ad_user_data et ad_personalization.

  • Google applique sa politique de consentement UE au trafic suisse depuis le 31 juillet 2024.

  • Mode basic : rien ne part avant le choix. Mode advanced : pings sans cookie et modélisation.

  • « Activé » ne veut pas dire fonctionnel : contrôlez gcs et gcd.

Tableau des quatre paramètres du Google Consent Mode v2 : ad_storage et analytics_storage pour les cookies, ad_user_data et ad_personalization, nouveaux en v2, pour la publicité et le remarketing.

Le Consent Mode n'est pas une bannière de cookies. C'est un canal de communication entre votre bannière (CMP) et les balises Google (Analytics, Ads, Floodlight) : il leur indique ce que le visiteur a accepté ou refusé.

Aux paramètres ad_storage et analytics_storage, la version 2 ajoute :

  • ad_user_data : le visiteur accepte-t-il que ses données soient envoyées à Google à des fins publicitaires ?

  • ad_personalization : accepte-t-il la publicité personnalisée, remarketing compris ?

Chaque paramètre vaut granted ou denied. Sans signal valide, pas de personnalisation publicitaire.

Pourquoi vos audiences de remarketing se vident

Selon la documentation Google Ads, pour continuer à utiliser mesure, personnalisation et remarketing, vous devez recueillir le consentement et le transmettre à Google. C'est exigé pour l'Espace économique européen depuis mars 2024, et pour la Suisse depuis le 31 juillet 2024. Sans signaux valides :

  • Remarketing à l'arrêt : vos listes (visiteurs, paniers abandonnés) ne se remplissent plus.

  • Conversions sous-déclarées : le Smart Bidding optimise sur une vision incomplète.

  • ROAS plus difficile à piloter : moins de signaux, des enchères moins précises.

Ne confondez pas la loi et la politique de Google. En Suisse, l'art. 45c LTC exige l'information et un droit de refuser (opt-out) ; l'UE impose le consentement préalable (ePrivacy et RGPD). Mais pour la publicité personnalisée, Google exige le consentement, visiteurs suisses compris. Depuis le 15 juin 2026, le Consent Mode est même le seul contrôle des données GA4 transmises à Google Ads (aide Google Analytics). Détails dans notre guide de conformité LPD et RGPD.

Mode basic ou advanced : lequel choisir ?

Comparatif Google Consent Mode v2 basic et advanced : en basic, rien n'est envoyé avant le choix ; en advanced, des signaux sans cookie permettent la modélisation des conversions.

Le choix du visiteur est respecté dans les deux cas : seul le volume de signaux change.

Mode basic : la prudence

Les balises Google restent bloquées tant que le visiteur n'a pas choisi. C'est l'option la plus simple à défendre dans l'UE. En contrepartie, vous ne savez rien de ceux qui refusent ou ignorent la bannière, et Google n'applique qu'une modélisation générale.

Mode advanced : la performance

Les balises se chargent avec un consentement refusé par défaut et envoient des pings sans cookie ni identifiant publicitaire. Google s'en sert pour modéliser les conversions manquantes : selon Google (2021), cette modélisation retrouve en moyenne plus de 70 % des parcours clic publicitaire vers conversion perdus à cause des refus de cookies, au-delà d'un seuil de volume.

Notre recommandation : le mode advanced, pour tous nos clients. C'est l'expertise d'A-Track, et sa mise en place ne coûte pas plus cher que celle du mode basic. Le choix du visiteur reste respecté : un refus reste un refus.

Vigilance : ces pings contiennent des informations techniques (horodatage, navigateur, adresse IP). Côté UE, une partie de la doctrine y voit un traitement soumis au consentement : si vous ciblez l'UE, faites valider ce choix par votre DPO.

Mise en place avec Google Tag Manager

  1. Choisir la CMP. Google ne l'impose pas aux annonceurs, mais une CMP partenaire suit automatiquement les évolutions du Consent Mode. Nous utilisons souvent Cookie-Script, pour son modèle GTM et son coût adapté aux PME.

  2. Configurer le conteneur. Activez la vue d'ensemble du consentement, placez la balise modèle de la CMP sur le déclencheur d'initialisation du consentement et cochez l'option Consent Mode v2.

  3. Régler les valeurs par défaut sur denied pour les quatre paramètres, Suisse comprise.

  4. Conditionner les balises tierces. Meta ou LinkedIn ignorent le Consent Mode : déclenchez-les selon le choix du visiteur via le dataLayer (voir notre guide Facebook CAPI).

Vérifier que votre installation fonctionne

Un Consent Mode « activé » dans le plugin n'empêche pas toujours les balises de partir avant le choix. Trois contrôles :

  • Tag Assistant : dans l'aperçu GTM, onglet Consentement, vérifiez l'état par défaut puis sa mise à jour.

  • Onglet Réseau : les requêtes Google doivent contenir les paramètres gcs et gcd.

  • Test du refus : refusez tout, aucun cookie _ga ou _gcl ne doit apparaître.

Conseil A-Track

Refaites ce test après chaque mise à jour de la CMP, du thème ou d'un plugin : une configuration juste au lancement peut se casser sans bruit, et vos audiences avec elle.

Conclusion : trois actions cette semaine

  1. Contrôlez les quatre paramètres dans Tag Assistant, avant et après le choix.

  2. Passez en mode advanced et, si vous ciblez l'UE, faites valider ce réglage par votre DPO.

  3. Vérifiez dans Google Ads que vos listes de remarketing se remplissent de nouveau.

Vos listes de remarketing se remplissent-elles encore ?

A-Track contrôle vos quatre paramètres Consent Mode v2, les signaux gcs et gcd et le blocage avant le choix, puis corrige la configuration GTM et CMP.

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Questions fréquemment posées

Est-ce obligatoire si je ne cible que la Suisse?

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Oui, si vous utilisez Google Ads. Ce n'est pas la loi suisse qui l'impose, mais la politique de Google : depuis le 31 juillet 2024, Google applique à la Suisse sa politique de consentement de l'utilisateur de l'UE. Même pour une petite entreprise vaudoise qui vend uniquement en local, sans Consent Mode v2, le remarketing, les audiences et la mesure des conversions sont limités.

Côté loi, la Suisse exige information et droit de refuser (art. 45c LTC) ; le consentement préalable est exigé pour les visiteurs de l'UE.

Vais-je perdre des données en l'activant?

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Au contraire. Sans Consent Mode v2, vos audiences Google Ads se vident et la mesure se dégrade. En l'activant, surtout en mode advanced (celui qu'A-Track recommande), les balises envoient après un refus des signaux sans cookie, et Google peut modéliser une partie des conversions manquantes.

Pour les visiteurs de l'UE, faites valider ce réglage par votre DPO.

Cela remplace-t-il le Server-Side Tracking?

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Non, c'est complémentaire. Le Consent Mode transmet aux balises Google le choix du visiteur. Le server-side gère l'acheminement des données : mesure first-party sur votre propre sous-domaine, plus résiliente aux restrictions des navigateurs et aux bloqueurs, et filtrage des données avant envoi.

Combinés, ils donnent une mesure fiable qui respecte toujours le choix du visiteur : un refus reste un refus.